Liste des livres de la catégorie Littérature
Lucas, le morisque
Ce roman se déroule aux XVIe et XVIIe siècles dans un large cadre géographique : depuis l’Espagne (à l’époque de l’expulsion des Morisques), la France, l’empire ottoman, jusqu’à l’Amérique espagnole. Lucas est un migrant qui appartient à deux cultures, deux religions, jusqu’à ses 25 ans où il assume son hispanité chrétienne. Il émigre vers le continent américain (las Indias) comme un clandestin et y fonde une famille.
Saison violente
En 1927, à Oran, une jeune veuve est demandée en mariage mais elle a un fils de treize ans qui s’insurge contre ce qu’il considère comme une trahison envers un père dont il vénère la mémoire. La mère semble alors renoncer à son projet. Cependant, pour le garçon, une longue crise commence qui se poursuit durant tout l‘été, saison des baignades et des dangereuses plongées à l’intérieur d’une épave de voilier.
Amastan Sanhaji, le serment de fidélité
Avec ce second tome* de Amastan Sanhaji, nous sommes toujours à la fin du 10ème siècle ; la saga des Sanhajas continue, dans la gloire, le drame et toujours la même obsession de l’unité. Amastan, personnage de fiction, prince Ziride, chef d’une puissante cavalerie met en place un véritable service de renseignement qui s’étend à tout le Maghreb et en fait un observateur avisé et lucide.
Jean El Mouhoub Amrouche, mythe et réalité
Avec cette deuxième livraison de la collection « Auteurs d’hier et d’aujourd’hui », Réjane Le Baut retrace avec clarté et sans rien omettre, le parcours aux multiples voies de Jean Amrouche. Elle lève ainsi le voile – ici en Algérie – sur «cet inconnu» comme le désignait Kateb Yacine.
Albert Camus tel qu’en lui-même
Albert Camus a déclaré qu’il ne savait parler que de ce qu’il avait vécu. Cet aveu sert de fil conducteur à François Chavanes dans la présentation des œuvres d’Albert Camus qui sont très souvent des transcriptions littéraires d’expériences vécues par lui. On découvrira dans l’œuvre camusienne la place importante tenue par l’Algérie qui a été pour Albert Camus « la terre du bonheur, de l’énergie et de la création »…
Littérature canadienne - Impressions de lecture
Une publication du département de Français de l’Université d’Alger consacrée à la littérature canadienne, plus exactement québécoise, la chose est moins insolite qu’il n’y paraît : ces «Impressions de lecture» jettent le pont entre deux continents, deux pays et ouvrent le dialogue entre les contrées de neige et celles de sable, éléments de la nature qui disent leur ressemblance et leur rapprochement.
Mohammed DIB
Mohammed Dib vient de nous quitter…
Pas vraiment, car son oeuvre l’inscrit dans la postérité. Romans, poèmes, nouvelles, théâtre, essais, contes, cet écrivain a parcouru tous les genres avec bonheur.
Clefs pour la lecture des récits
Cet ouvrage se consacre à l’analyse des récits (le terme de récit est employé dans un sens général pour désigner toutes les formes de narration : roman, nouvelle, récit, conte, etc.) et pour cela, il met en pratique une initiation à la théorie de la réception, à la narratologie et à la sociocritique.
Youyous dans les lauriers roses
Youyou dans les lauriers-roses est le nouveau titre de l’ouvrage Les Justes (publié par l’ENAL en 1986), enrichi d´un texte inédit, Cruel destin. C’est un chapelet de récits qui ont pour théâtre la Kabylie. Doté d´un sens de l´observation aigu, l´auteur a su rendre compte d’une atmosphère où évoluent des personnages qui renseignent sur les us et coutumes d’une région.
Message d’outre tombe et autres Nouvelles
L’auteur a la verve d’un poète et l‘étoffe d´un grand écrivain. Ses nouvelles publiées à titre posthume, écrites dans un contexte de guerre évoque les pulsions de la vie: la sensualité, le rêve et les violences diffuses dans une société encore tribale.
El Kahira, cellule de la mort
Avec El Kahira ou La Cellule de la mort, Mohammed Moulessehoul (Yasmina Khadra) a construit son héros — un na-tionaliste condamné à mort aux premières heures de la révolu-tion algérienne — à partir de plusieurs témoignages recueillis auprès d’anciens locataires des cellules CAM (condamnés à mort).
La nuit des origines
Poursuivant ses figures allégoriques pour dire l’Algérie, Nourredine Saadi plante ici le décor de son imagination entre Constantine, la ville de son enfance et les Puces de Saint-Ouen, lieu réel mais totalement réinventé, tel un pays des merveilles, drôle et cosmopolite.
Vie et mort d’un citoyen provisoire
On y retrouve avec jubilation le décor fantastique — si familier pourtant — de la Barbarie Septentrionale, qui rappelle tant l’Algérie d’aujourd’hui. On y retrouve aussi Omar, un jeune citoyen ordinaire, qui rêve de partir en Australie, ainsi que la cohorte des «Enfants de la Tempête», tous les gueux et laissés pour compte auxquels rend hommage ce roman poétique, enragé et à l’humour débridé.
Lui, le livre
A travers une écriture rocailleuse et bégayante, il tente de redessiner les lignes primitives des paysages d’une terre immémoriale — qu’on devine être sa Kabylie natale — il tente aussi de retrouver les accents archaïques d’un monde comme figé ou oublié en mêlant la puissance des images à un lyrisme contenu.
Le Chien de Titanic
Titanic est ce bourg de Kabylie « si fréquemment inondé par le passé qu’il y a laissé son toponyme inspiré d’un saint aïeul pour ce sobriquet de cinéma ». Ses habitants y mènent une vie d’ennui et d’inertie. Jusqu’au jour où tout bascule : le chien du capitaine de gendarmerie est tué. Celui-ci n’aura de cesse de trouver le coupable, quitte à provoquer l’irréparable.
Le Faiseur de Trous
Aïssa et Moussa, les cantonniers hilares et sympathiques; Trabelsi le camionneur; Yassina et son café surgi de nulle part; Rimitti, la belle dans son voile jaune; Ammi Fota, le vieux retraité d’Alger; Akli, le faiseur de trous, mystérieux et entêté… Autant de personnages attachants et insolites inventés – le sont-ils vraiment? – par l’auteur dans ce court roman.
Festin de mensonges
On lui a conté que l’arbre généalogique de sa famille, calligraphié sur une peau de gazelle, remontait au prophète Mohammed. Et qu’Allah avait créé son village avant le reste du monde. De son origine prophétique, le jeune Koussaïla conserve une nostalgie troublée. Il est né gaucher. Il mange avec la main impure dont, dit-on, les infidèles se serviront pour ouvrir les portes de l’Enfer au jour du jugement dernier…
Surtout ne te retourne pas
Amina, une jeune fille jusqu’alors sans histoire, profondément ébranlée par cet événement, décide brusquement de rejoindre la cohorte des victimes du séisme. Elle se défait de son identité, de ses racines, de sa vie même, et va découvrir, au contact d’une humanité désolée, au milieu du désordre, de la précarité – et de la violence aussi – , des aspects encore inconnus d’elle-même.
BLEU BLANC VERT
1962. Indépendance de l’Algérie. Dans l’euphorie de la liberté retrouvée, l’avenir est à portée de mains, plein de promesses et d’espoirs. 1992. Le FIS gagne les élections dans une Algérie plongée dans « l’ombre de la grande désillusion ». À travers le récit alterné de deux héros, Lilas et Ali, l’auteure remonte ici l’Histoire, avec ses découvertes et ses héritages.
Entendez-vous dans les montagnes...
Un train aujourd’hui, quelque part en France. Un vieil homme, français, une femme — la narratrice —, algérienne, et Marie, une jolie jeune fille. La narratrice est plongée dans un livre, dont la lecture va permettre le déclic : elle retrouve là le souvenir de son père tombé sous la torture en 57. Le récit de Maïssa Bey est splendide dans sa sobriété, la force de son évocation et l’absence inouïe de haine.
La rose de Blida
En sortant de la prison de l’école militaire, le petit Mohammed croise la silhouette fugitive d’une belle inconnue dont il tomba éperdument amoureux.
Malika Mokeddem, à part entière
Avec la pudeur, la sensibilité et la profondeur dont seuls sont capables les écrivains au long cours, Malika Mokeddem se livre sans tabous, à travers le jeu des questions et des réponses…
Qui êtes vous Monsieur Khadra ?
Avec générosité et talent, Yasmina Khadra raconte et dévoile sa vie ; plutôt ses vies.
Vivre pour écrire
Dans cet ouvrage, Anouar Benmalek s’entretient à bâtons rompus avec Youcef Merahi. Avec profondeur et spontanéité, il analyse, s’émerveille, s’indigne, se souvient, révèle et raconte sa vie et son prolongement naturel : l’écriture.
Mes hommes
« J’ai quitté mon père pour apprendre à aimer les hommes, ce continent encore hostile car inconnu…
Tombéza
Quand je songe à mon enfance, c’est l’image des figuiers de Barbarie qui s’impose aussitôt à mon esprit. On en voit partout.
Le Fleuve détourné
[...] Un vieillard était assis à l’ombre du pont. Je descendis le saluer. Je lui demandai pourquoi on construisait des ponts sur des rivières mortes.
À quoi rêvent les loups
[...] Et là, en écoutant le taillis frémir au cliquetis de nos lames, je m’étais demandé à quoi rêvaient les loups, au fond de leur tanière…
Les agneaux du seigneur
Ghachimat est un village de l’Algérie d’aujourd’hui: on se connaît depuis l’enfance, on se jalouse, on déteste ceux qui ont réussi, on étouffe sous le joug d’une tradition obsolète.
Les hirondelles de Kaboul
Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l’a quitté. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité.
Les sirènes de Bagdad
« Le coup parti, le sort en fut jeté. Mon père tomba à la renverse, le ventre décharné, fripé grisâtre comme celui d’un poisson crevé...
L’attentat
Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser la bombe qu’elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d’origine arabe opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce.
Du rêve pour les oufs
Ahlème a 24 ans, un père qui a perdu la boule, un frère qui tourne mal, des petits boulots sous-payés, des copines mariées et un don pour attirer les ploucs.
Avant les hommes
« J’ai envie d’un homme parce que j’ai envie d’une autre vie que la mienne, j’ai envie que l’on me raconte une histoire…
Mes mauvaises pensées
« Avez-vous des grains de beauté ? Des cheveux blancs que vous teignez ? Prenez-vous des coups de soleil ? Est-ce que je suis jalouse ?...
Le poumon étoilé
Que fit Ève face au premier meurtre de l’histoire des hommes ? Comment réagit-on quand celle qui vous déniaise si délicieusement est en même temps une voleuse ?
Cités à comparaitre
« Ma profession c’est terroriste et ma vie elle se termine comme ça. Par une coupure dans les journaux…
Les captifs d'Alger
“Ami lecteur, je vous présente ici une œuvre qui ne mérite pas le nom d’histoire ni de roman, mais seulement de simple, naïve, nue et véritable narration ou récit des étranges et divers évènements et rencontres, bonheurs et malheurs qui me sont arrivés au temps de mon voyage…
Le fusil du père Adda
S’acquittant honorablement de sa mission envers le paternel (non pas parce qu’il était là encore le plus zélé mais parce qu’il était, hélas! le plus âgé), il fera l’historique de cette arme en précisant, bien sûr par le détail, le modèle et l’itinéraire de celle-ci, récupérée sur un champ de bataille par un ancien patriote (son père) qui la revendique aujourd’hui au titre de réparation pour sa contribution au retour au calme dans son pays.
Littérature de combat chez Dib, Kateb et Feraoun
La littérature algérienne d’avant l’indépendance (1962) évolue dans un contexte particulier marqué par le colonialisme. Elle dénonce le système impérialiste non seulement français mais occidental dans son ensemble.
Le coquelicot
Contes merveilleux
"Les amis du livre"
“Parce que nous sommes de ceux qui pensent que l’histoire se construit” n’est-il pas de notre devoir de consigner les évènements, les lieux et les dates, de les disposer ensuite “afin de leur conférer une nouvelle cohérence”?
Corps-morts
“Dans cette vie, il faut toujours savoir ce qu’on veut, déclara Brahim à sa femme. A l’intérieur de la chambre, sous quelque meuble crissait un insecte. Brahim l’écouta un peu plus qu’il ne fallait.”
IZURAN
“Izuran” est une histoire qui retaure la généalogie interrompue de toute un peuple. Nous ne sommes pas les enfants d’une seule conquête, Nous ne sommes pas les fils d’une seule maternité immédiate.
La fileuse
Dans ce quatrième roman, l’auteur raconte l’histoire d’une femme déchirée entre ses valeurs sociales et les turpitudes engendrées par l’insatiabilité de ses besoins.
Adages et maximes
Y’aura-t-il qu’un clair éclat de rire sorti du fond de votre gorge en lisant tous ces beaux adages ?
Ou seriez-vous en mesure d’en tirer des leçons et les appliquer afin de pouvoir mieux vivre ?
Destins tragiques
je m’étais réveillée ce matin, croyant que ces dernières années de ma vie étaient un cauchemar mais, ouvrant mes yeux, j’ai compris que rien n’avait changé ou peut-être que tout a changé... Je ne sais plus.
HOGRA
Le noyau social de Sidi-Béchar, qui, jusque-là était conditionné par l’immuable, manifestait de l’impatience. Les laissés-pour-compte se réveillaient. Bousculés dans ce qu’ils avaient de plus constant dans la vie, leur oisiveté, ils diffèreront pour quelque temps leurs rêves de partance pour d’autres cieux en se mettant spontanément du côté du rebelle..
Dix années de solitude
Le roman que publie Dar El Gharb restitue avec acuité ces dures années durant lesquelles l’obscurantisme projetait d’étouffer nos cris de liberté. L’histoire relate l’impitoyable parcours d’une femme ordinaire soumise aux traditions avilissantes qui enclavent encore de nos jours la vie dans les sociétés arabo-musulmanes.
Ô Pharaon
“C’est l’histoire d’un maire imaginaire qui régna sur l’Algérie pendant longtemps sans avoir eu besoin de porter un visage ou de savoir lire et écrire. Ce maire était tellement puissant que lorsque le président de la République voulut l’arracher comme une dent, c’est le Président qui finit par faire ses bagages et rejoindre le pays des Merveilles et des Ferrailles.
Au-delà du Mirage
L’obsession de Mourad, c’était de quitter le pays pour la France où il entrevoyait un autre monde, une autre vie. Crois-tu que nous vivons ici ? Pas du tout. Nous végétons, nous menons une vie animale: on travaille, on mange et on dort.
Le Miroir (Ed. Dar El Gharb)
L’importance du “Miroir” réside sans doute dans le fait qu’au moment où pointe la nuit coloniale, il représente l’aube de la renaissance. Il anticipe en effet sur les formes de luttes qui seront celles des élites urbaines lors de la reprise historique de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, ainsi que sur les modalités de leur résistance-dialogue face à l’État colonial.
La femme du caïd
“LA FEMME DU CAÏD” ou l’histoire sans leçons.
C’est si bon quand Fatéma Bakhaï raconte une histoire à sa manière… Le roman peut être lu comme une ébauche de saga, il peut être lu comme un roman historique débarrassé des obligations utilitaires et il peut être lu tout simplement !
La Réussite de l'échec
Après avoir participé à la guerre de Libération de son pays, Samir rentra chez lui, à Naro, quelques semaines après l’indépendance. Tout de suite après, un groupe de responsables renversa le gouvernement légal, prit le pouvoir et instaura un système que Samir dénonça parce que n’émanant pas d’un choix populaire.
LEBBEIK (Pèlerinage de Pauvres)
L’actualité de Lebbeik, plus d’un demi-siècle après sa première édition, vient du fait qu’il est traversé de part en part par le souffle de cet humanisme musulman qui ne s’épuise pas dans une “défense et illustration de l’Islam”, pas plus qu’il ne se fige en catégories notionnelles abstraites.
Le général
“Le général” est en effet un roman policier sur fond d’intrigue politique qui présente tous les ingrédients d’un bon thriller : une bonne dose de complots imbriqués comme une poupée russe, un doigt de brutalité sadiquement sophistiquée et un zeste de sexe “torride”, pour corser le tout.
Fragments d'itinéraire journalistique
Tahar Djaout n’écrit jamais pour démolir. Les écrits qu’il juge sans intérêt, il préfère ne pas se contraindre à les évoquer. Ceci dit, Tahar Djaout est un intellectuel éveillé, curieux de ce que ses consoeurs et confrères en écriture font d’inédit, voire d’incongru, même s’il ne partage pas leur démarche.
Où es-tu Femme ?
De par son appartenance à une ville de l’Ouest algérien, où les traditions demeurent fortement ancrées, de par sa carrière de Docteur en médecine, Rafia a été souvent confrontée à la condition féminine et à ses nombreux problèmes socioculturels.